DOJ-OGR-00002201(1).jpg

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Document Information

Type: Legal document
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Summary

This legal document, filed in a U.S. court case, is a statement from Philippe Jaegle of the French Office of International Mutual Legal Assistance. It explains that under French law and its 1996 extradition treaty with the U.S., France systematically refuses to extradite its own nationals. The document contrasts this with the system within the European Union, where, due to a high level of integration and shared legal standards, member states cannot refuse extradition of their nationals to other member states solely on the basis of nationality.

People (1)

Name Role Context
Philippe JAEGLE Le Chef du Bureau de l'Entraide Pénale Internationale
Signed the document in his official capacity.

Organizations (5)

Name Type Context
Etats-Unis d'Amérique Government
Party to the bilateral extradition treaty with France, signed on April 23, 1996.
France Government
Party to the bilateral extradition treaty with the United States. The document explains France's policy on non-extrad...
Union européenne Intergovernmental organization
Mentioned as an exception to France's non-extradition principle, due to the European Arrest Warrant system among memb...
Cour européenne des droits de l'homme Judicial body
Mentioned in the context of the shared international obligations and jurisprudence binding EU member states.
Bureau de l'Entraide Pénale Internationale Government agency
The office of the signatory, Philippe JAEGLE.

Timeline (3 events)

1996-04-23
Signing of the bilateral extradition treaty between the United States of America and France.
2002-06-13
The European Union's framework decision on the European arrest warrant was made.
2004-03-09
France passed a law transposing the EU's framework decision on the European arrest warrant into French law.

Locations (2)

Location Context
Referenced throughout as the United States, a party to the extradition treaty with France.
The country whose extradition law is the subject of the document.

Relationships (2)

International Law
The document describes the legal relationship between France and the United States concerning extradition, governed by a 1996 treaty. It states France systematically refuses to extradite its nationals to the US, while the US regularly extradites its nationals to France.
International Law
The document describes the legal relationship among member states of the European Union, where the principle of non-extradition of nationals is tempered by the European Arrest Warrant system, reflecting a high degree of political and judicial integration.

Key Quotes (1)

"l'Etat requis n'est pas tenu d'accorder l'extradition de l'un de ses ressortissants, mais le Pouvoir exécutif des Etats-Unis a la faculté de le faire, discrétionnairement, s'il le juge approprié"
Source
— Article 3 of the bilateral extradition treaty of April 23, 1996 (This quote from the treaty stipulates that the requested State is not obliged to extradite its nationals, but the US Executive Branch has the discretionary power to do so if it deems it appropriate.)
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Quote #1

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Case 1:20-cr-00330-AJN Document 100-2 Filed 12/18/20 Page 2 of 4
L'article 3 du Traité bilatéral d'extradition signé le 23 avril 1996 entre les Etats-Unis d'Amérique et la France stipule que « l'Etat requis n'est pas tenu d'accorder l'extradition de l'un de ses ressortissants, mais le Pouvoir exécutif des Etats-Unis a la faculté de le faire, discrétionnairement, s'il le juge approprié ».
En application de ce Traité et du principe général de non-extradition des nationaux en droit français, la France refuse systématiquement d'accorder l'extradition de ressortissants français aux autorités judiciaires américaines tandis que les autorités américaines acceptent régulièrement d'extrader leurs ressortissants vers la France.
Il convient de faire observer que le principe de non-extradition des nationaux vaut non seulement à l'égard des Etats-Unis mais également de tous les autres Etats à l'exception des Etats-membres de l'Union européenne, aux termes de la loi du 9 mars 2004 transposant la décision-cadre du 13 juin 2002 sur le mandat d'arrêt européen qui prévoit que la remise de la personne réclamée ne pourra pas être refusée au seul motif de sa nationalité française.
Ce tempérament au principe de non-extradition des nationaux s'inscrit dans le contexte particulier de la construction de l'espace judiciaire européen qui s'inscrit lui-même dans un processus d'intégration politique très spécifique entre les Etats-membres de l'Union européenne. Ce haut niveau d'intégration politique existant entre les Etats membres de l'Union européenne va de pair avec une certaine homogénéité, au sein de ces Etats, en matière d'échelle des peines ainsi qu'en ce qui concerne les modalités d'aménagement de peine, les Etats membres étant liés par les mêmes obligations internationales (notamment les obligations découlant de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme).
En tout état de cause, le principe de non-extradition des nationaux est un principe du droit de l'extradition auquel la France n'a jamais dérogé en dehors du cadre de l'Union européenne.
Le Chef du Bureau de l'Entraide Pénale Internationale
Philippe JAEGLE
DOJ-OGR-00002201

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